juillet 2010Référencement local : les optimisations clés


Si internet est un média planétaire, il n’en reste pas moins qu’une partie importante des recherches effectuées sur les moteurs ont une dimension locale. Ainsi, aux Etats-Unis, près de 20% des requêtes seraient géographiquement ciblées. Même en l’absence de critères localisants dans les requêtes, les moteurs tendent à favoriser les sites locaux dans leurs pages de résultats. Google France accorde ainsi un poids plus fort aux sites identifiés comme “français” dans ses pages de résultats, et une recherche sur “restaurant chinois” ne donnera pas les même résultats selon que l’on soit à Lille ou à Paris. Sachant cela, on comprend l’intérêt de bien localiser son site web. Revue des moyens les plus efficaces pour géolocaliser son site.

Localiser son site à l’échelle nationale

Si l’on s’adresse à une audience nationale, le moyen le plus efficace pour localiser son site à l’échelle d’un pays reste d’opter pour une extension locale : .fr pour la France, .co.uk pour le royaume uni, .be pour la belgique etc. Ces TLD locaux sont automatiquement localisés pour les moteurs de recherche, car non ambigus. La localisation de l’adresse IP des serveurs est également prise en compte, mais cet indicateur étant peu fiable et la gestion d’adresses IP multiple pouvant s’avérer complexe, il est peu pertinent de compter dessus.

Si l’usage d’une extension locale n’est pas possible, pas de panique ! Il reste possible d’associer un domaine utilisant une extension globale à un pays dans l’interface Google Webmaster Tools en se rendant dans la rubrique “Configuration du site” / “Paramètres” / “Zone géographique ciblée”. Précision importante, cette possibilité n’est offerte que pour les sites avec une extension générique : pas question donc de localiser un .fr en tant que site anglais par exemple.

Dans le cas où un même domaine générique héberge plusieurs sections s’adressant à des pays différents, qu’il s’agisse de sous-domaine ou de répertoires, déclarez ces sections comme autant de sites sous le même compte. Vous aurez alors la possibilité de les localiser indépendamment : fr.site.com (ou www.site.com/fr/) pourra ainsi être localisé en France, uk.site.com (ou www.site.com/uk) au Royaume-Uni etc.

En l’absence de toute action spécifique de votre part, Google essaiera de déterminer lui-même l’audience du site en prenant en compte divers indicateurs, tels que la langue, les devises utilisées, les noms des sous-domaine et répertoires, les adresses postales et numéros de téléphone. Cette “non méthode” n’est bien entendu pas celle à favoriser ;)

Localiser son site à l’échelle régionale

L’avénement de la recherche universelle et l’insertion de listings issus de Google Maps dans les pages de résultats ont rendu indispensable l’optimisation pour la recherche locale dès lors que l’activité du site a effectivement une dimension géographique, que ce soit à l’échelle du quartier, de la ville ou du département. Un moyen privilégié d’être visible dans Google pour ces recherches très locales est de créer une fiche Google Adresses (ex Local Business Center). Il vous sera possible d’y spécifier votre adresse, vos activités et votre zone de chalandise.

Si elle est très utile, l’inscription dans Google Adresses est cependant loin d’être suffisante pour une visibilité maximale au niveau local. Il reste nécessaire d’optimiser le site pour le référencement naturel, en tenant compte de sa dimension locale : Pensez donc à inclure votre ville et/ou votre département dans les balises <title>, mentionnez vos coordonnées sur chacune des pages du site et faites en sorte d’obtenir des liens entrants émanant de sites eux aussi locaux.

juin 2010Retour sur la tournée européenne de Matt Cutts


Matt Cutts, ingénieur Google en charge de la lutte contre le spam a effectué la semaine dernière une mini tournée européenne, donnant deux conférences, l’une à Paris l’autre à Bruxelles. Sélection des points les plus intéressants évoqués lors de ces tech-talks :

  • Le Pagerank grisé pour une page signifie que Google n’a pas d’information sur sa popularité. Le Pagerank blanc représente lui le premier niveau de PR (PR0, soit une popularité minimale).
  • Les devises et les adresses présentes sur un site peuvent aider à le localiser. Les liens entrants pourraient également être pris en compte (Matt n’est pas sûr sur ce point mais un billet de John Mueller sur le blog Officiel Google le suggère)
  • Google n’accorderait pas un poids supérieur à certaines zones d’une page. Par contre les contenus génériques comme les mentions légales seraient détectés.
  • L’emplacement des mots-clés dans le contenu serait indifférent selon Matt Cutts. Mais il confirme (s’il le fallait encore) que la proximité des termes et leurs ordre sont pris en compte par le moteur. Matt réaffirme également l’importance des balises de titre (<h1> etc.)
  • La dernière mise à jour de l’algorithme, baptisée Mayday, visait a améliorer la qualité des résultats de recherche sur la longue traîne, en mettant l’accent sur la réputation des sites.
  • Le code javascript peut être partiellement interprété par Google, ce qui lui permet notamment de détecter des redirections sournoises. La détection de ces redirections est d’ailleurs assez évoluée.
  • Les liens javascript peuvent avoir la capacité de transmettre du Pagerank.

avril 2010Twitter pour être mieux référencé ?


En octobre 2009, Marissa Mayer, vice présidente en charge des technologies de recherche et de l’expérience utilisateur chez Google annonçait l’accord conclu avec Twitter pour indexer en temps réel les changements de statut des internautes. Le but ? Proposer aux utilisateurs du moteur les réponses les plus fraiches et les plus complètes possible relative à leurs requêtes.

Ce n’est pas le premier pas de Google vers des résultats de recherche en quasi temps-réel : depuis plusieurs années déjà, Google travaille à renouveler son index de plus en plus rapidement. L’apparition d’actualités et de billets de blogs dans des pages de résultats désormais “universelles” est également révélatrice de cette volonté d’aller vers l’instantanéité.

Ce constat fait, doit-on envisager Twitter comme un moyen de gagner de la visibilité dans les pages de résultats ? Disons-le tout de suite : la réponse est non. D’abord parce que les résultats Twitter ne sont affichés que pour les requêtes touchant à l’actualité chaude, et surtout parce que le positionnement obtenu est extrèmement fugace : de l’ordre de quelques secondes, quelques dizaines de secondes dans le meilleur des cas. Difficile donc de miser dessus.

S’il apparaît illusoire de créer du trafic au travers de Google grâce à Twitter, cela ne remet en rien en cause l’intérêt du service dans une stratégie SMO : Twitter constitue un outil formidable pour diffuser en temps-réel de l’information vers sa communauté et pour échanger avec elle. Qui plus est, les tweets peuvent être relayés automatiquement sur Facebook ce qui augmente encore l’intérêt de l’outil. Mais non, Twitter n’est pas l’arme ultime en matière de SEO.

février 2010Retour sur SEO Campus 2010


J’ai eu le plaisir d’assister vendredi dernier à plusieurs des conférences du SEO Campus . Au delà de l‘intérêt et de la qualité de cette manifestation, ma présence même brève ce vendredi m’inspire les réflexions suivantes :

D’abord nous assistons véritablement à l’émergence de métiers et d’expertises reconnues comme telles dans le domaine du référencement : des formations se mettent en place, des certifications voient le jour… Toutes ces compétences sont mises au service d’un domaine qui s’industrialise. Les compétences ne sont plus simplement techniques, mais aussi stratégiques et commerciales. Le Search Marketing s’attache de plus en plus désormais à définir la stratégie d’un annonceur, son positionnement, sa cible, et non plus seulement à rechercher la meilleure position ou le plus grand taux de clic.

Ceci étant, au vu de l’audience présente lors de cet évènement, c’est un secteur qui marche encore beaucoup à la confiance, où le réseau reste fondamental. De fait, de nombreux autodidactes et entrepreneurs ont pu y trouver une place qu’il n’auraient pu avoir au sein d’autres grands secteurs d’activités plus “rigides”. Sans naïveté excessive, le Seach Marketing a ceci de sain et de rafraichissant qu’il est égalitaire et permet à chacun d’exprimer ses talents et son savoir-faire. Il reste le domaine d’acteurs passionnés et désireux d’anticiper les changements de demain.

Enfin, le Search Marketing constitue aujourd’hui une sorte de point de convergence entre tout un tas de dimensions du monde de l’entreprise et des usages de consommation : la pub vs la vente, les anciens et les nouveaux médias, les supports et les usages, les annonceurs et les utilisateurs… On est véritablement à la croisée des chemins et ceux qui sauront tirer profit de ces évolutions seront les grands gagnants de demain.

Voilà pour mon ressenti sur cette seconde édition du SEO Campus. Je profite de ce billet pour vous proposer le support de Sébastien Billard, consultant référencement chez Relevant Traffic et orateur, qui nous présente quelques-uns des outils essentiels pour le référencement :

octobre 2009Etude de cas : Référencement du site Tribu Gourmande


Tribu Gourmande est un site communautaire permettant de sauvegarder, de partager et surtout d’imprimer ses propres livres de recettes de cuisine.

Bien qu’optimisé en partie, le site souffrait de plusieurs handicaps, qui affectaient de façon importante sa capacité à être visible dans les moteurs de recherche. En particulier, le plus gros des recettes de cuisine du site n’était pas indexable par les moteurs de recherche, du fait d’une architecture techniquement inaccessible pour les robots d’indexation (utilisation combinée d’un formulaire et de la méthode “POST”). De plus l’architecture globale du site ne permettait pas une redistribution correcte du PageRank vers les pages profondes du site.

Après un examen approfondi du site, Relevant Traffic a livré à Tribu Gourmande un ensemble de recommandations à la fois opérationnelles et didactiques, abordant entre autres l’optimisation du moteur de recherche interne, l’optimisation de l’arborescence du site, l’organisation générale des pages et l’utilisation des balises sémantiques. Des conseils éditoriaux ont également été fournis, et certains contenus stratégiques directement optimisés par nos consultants.

Les changements apportés au site ont rapidement été pris en compte par les moteurs, et la visibilité du site a évolué positivement sur les expressions-clés auditées. Le trafic lui a régulièrement augmenté.

 

Evolution visibilité tribu gourmande

 

Quelques questions à Delphine Stey, fondatrice du site :

Quelles attentes aviez-vous vis-à-vis de votre prestataire en référencement ?

“Je souhaitais avoir l’avis des meilleurs spécialistes dans ce domaine et Relevant Traffic m’a semblé un bon choix. Je souhaitais à la fois améliorer la visibilité du site dans les moteurs de recherche et également évaluer le potentiel du site. Relevant Traffic m’a fourni des recommandations que j’ai appliqué immédiatement et qui ont porté leurs fruits en quelques semaines”.

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Relevant Traffic ?

“J’ai contacté de nombreuses agences de référencement avant de choisir Relevant Traffic. J’ai apprécié le bon contact avec Jérôme, et le sérieux de la présentation de l’agence. D’autres agences avaient tendance à me dire à me dire ce que je savais déjà ou à rester assez obscure sur les détails de leurs interventions. Relevant Traffic, avec la personnalité de ses référenceurs m’a paru tout à fait digne de confiance et très pro”.

Comment jugez-vous les résultats obtenus ?

“J’ai été satisfaite de l’intervention de Relevant Traffic. Le trafic a effectivement pu bien augmenter suite à l’application des recommandations de Relevant Traffic. Les problèmes du site ont été résolu et les résultats ont été quasi-immédiats. Je regrette simplement de ne pas avoir contacté l’équipe plus tôt à la construction du site…cela aurait fait gagner plusieurs mois de trafic à TribuGourmande.com !”

Comment se porte le trafic du site Tribu Gourmande aujourd’hui ? De nouveaux projets ?

“TribuGourmande.com a nettement augmenté son trafic. Maintenant il sera plus difficile de chercher de nouveaux visiteurs car un certain rattrapage a été fait. Notre volonté est de toujours améliorer notre service d’impression de livres de cuisine personnalisés en étendant notre gamme de produits et en facilitant la création de livres de cuisine pour nos membres”.

mars 2009Le référencement, vecteur de changement ?


Dans le cadre de la journée Idemmatic organisée le 13 mars dernier par les étudiants du Master IDEMM de Lille 3, j’ai eu le plaisir d’écouter débattre Marina Aubert, Muriel Vandermeulen et Eve Demange lors de la conférence intitulée “De la plaquette à l’écriture web“.

Bien que les intervenantes soient d’accord pour déplorer que le contenu soit encore aujourd’hui trop souvent traité “comme la cinquième roue du carrosse”, Eve Demange a néanmoins fait observer qu’un changement semblait être en train de s’opérer, motivé en partie par le référencement.

Du coup m’est venue à l’esprit cette réflexion : le référencement serait-il un moteur du changement sur le web ? Car c’est en effet les bénéfices collateraux au niveau du référencement qui avaient déjà poussé nombre de webmasters à s’intéresser à l’accessibilité, aux respect des standards et aux vertus du balisage sémantique…

février 2009SEO Campus : Identifier ce qui peut gêner ou bloquer votre référencement


La conférence à laquelle j’ai été amené à participer en compagnie de Philippe Yonnet lors du séminaire SEO Campus a été l’occasion de présenter quelques méthodes et outils que j’utilise au quotidien pour analyser ce qui peut altérer le référencement d’un site web.

Pour ceux n’ayant pu assister à l’évènement, ou souhaitant revoir la présentation, voici le Powerpoint de la conférence :

Il ne s’agissait pas de présenter quelque techniques révolutionnaires dans le but de créer du buzz, mais bien de donner des moyens éprouvés et efficaces, permettant de détecter 90% des problèmes susceptibles d’affecter la visibilité d’un site.

Au final, on peut s’apercevoir que ce travail peut être réalisé avec un petit nombre d’outils (Lynx, Web Developer, XML Sitemaps, Webbug) et un peu (beaucoup) de réflexion. Car l’outil ne fait pas tout : si un certain nombre de vérifications techniques sont automatisables, une grosse partie du travail d’analyse passe par un questionnement qu’aucun logiciel n’est capable de conduire, en particulier en ce qui concerne le contenu.

novembre 2008Un guide sur le référencement signé Google


Afin de répondre aux interrogations fréquentes des webmasters, l’équipe Google en charge de la qualité des résultats vient de publier un guide au format PDF à destination des débutants en référencement.

Si les initiés n’y apprendront pas grand chose de nouveau, le document a le mérite de présenter d’une façon très claire les principales bonnes pratiques à mettre en oeuvre pour permettre un bon référencement de son site dans les moteurs de recherche. Et si vous avez besoin de conseils plus pointus en référencement, pourquoi ne pas nous contacter ? ;)

novembre 2008Une longue traîne vraiment très longue


L’article de Dustin Woodard sur le blog Hitwise donne une bonne vision de ce qu’est la longue traîne en matière de search marketing : la longue traîne est longue, certes, mais elle est même virtuellement infinie, puisque elle augmente avec la période et le nombre de termes considérés.

Ainsi, sur un échantillon de 14 millions d’expressions tapées dans les moteurs de recherche (ce qui dejà est un échantillon de taille très modeste à l’échelle du web), les 10000 premiers mots-clés ne représentent ainsi que 18.5% du trafic.

On comprend mieux alors pourquoi il est important de ne pas se focaliser uniquement sur les expressions les plus populaires de son activité, mais également de travailler sur les requètes plus rares, mais dont le trafic cumulé représente un potentiel de visites bien plus élevé. Ce trafic de longue traîne se construit par le contenu : en développant votre contenu, voux maximisez naturellement le nombre d’expressions sur lesquelles votre site web peut être visible.

octobre 2008Underscore ou tiret dans les URLs ?


Séparation “oui” ou “non” ?

Le fait de savoir si les underscores et tirets sont des séparateurs aux yeux des moteurs de recherche est un débat qui secoue régulièrement le petit monde du SEO.

En 2005, Matt Cutts publie un billet intitulé “Dashes vs underscores“. A l’époque le porte-parole de Google conseille l’utilisation du tiret car l’underscore ne serait pas considéré comme un séparateur. La différence n’est pas catastrophique non plus. Il indique qu’il n’est pas nécessaire de recommencer son site si on utilise les underscores ;-)

Juillet 2007, lors du World Camp San Francisco, le même Matt Cutts aurait annoncé que, maintenant Google considère les deux caractères comme équivalents. Voir Hyphens & Underscores Are Now Treated Equally in Google.com .

Août 2007, Matt Cutts nuance ces propos et surtout l’interprétation qui a été faite de son discours. Dans un billet du 10 Août, Whitehat SEO tips for bloggers, il précise “some people thought that underscores are the same as dashes to Google now, and I didn’t quite say that in the talk. I said that we had someone looking at that now. So I wouldn’t consider it a completely done deal at this point. But note that I also said if you’d already made your site with underscores, it probably wasn’t worth trying to migrate all your urls over to dashes. If you’re starting fresh, I’d still pick dashes.“.

Pourquoi revenir sur ce non-débat ? Simplement parce qu’à l’occasion d’une analyse pour un client, je suis arrivé à ce genre de résultat qui confirme que tiret et underscore ne sont pas du même acabit (du moins dans ce que l’on peut en voir via le module de recherche).

Test de prise en compte des séparateurs (test simple)
L’idée est de prendre une URL entant que mot-clé et de modifier les séparateurs pour comparer les réponses du moteur.

Conditions
URL / mot-clé de test :
blog.relevanttraffic.fr/referencement/7516-des-methodes-de-referencement-black-hat-chez-relevant-traffic.html

Remarque : cette URL est composée de point, de slash et de tiret.
Les caractères testés : le signe égal (=), l’underscore (_), le signe plus (+), le deux points (:), l’arobase (@), libre à vous de pousser le bouchon plus loin :-)

Résultat initial

En remplaçant les tirets par des slash

Remplacement de tous les séparateurs par des +

On obtient le même résultat avec le point . [voir >>>], le signe = [voir >>>], l’arobase @ [voir >>>]


Et enfin avec des underscores

Alors le underscore considéré comme un séparateur dans le module de recherche ?
Pas si sûr …

Ce test n’est qu’une anecdote dans le monde du Search.
L’URL et son séparateur ne sont que des facteurs minimes en terme de SEO : une demi-heure pour faire les captures écran, pour écrire ce billet et le relire, c’est déjà trop !
En revanche, là où nous sommes tous d’accord et où nous portons plus facilement le débat c’est vers des notions de structure de sites Internet, de publication et d’écriture de contenu ou encore de réseau de liens !