novembre 2009Sites de presse et Google News : quelles options possibles ?
Les récents propos de Rupert Murdoch sur Google News ont relancé le sempiternel débat de la presse face aux moteurs de recherche d’actualité. Pour rappel, le magnat a accusé Google et consorts de “voler leurs histoires, puisqu’ils se servent sans payer”. Cette affirmation en elle-même est tendancieuse : les moteurs ne font qu’indexer des contenus publiquement accessibles. Si Google est un voleur, alors il faudrait logiquement qualifier de voleurs les internautes consultant le site… Rappelons également que Google ne génère pas de trafic directement avec les contenus des sites de presse : en effet, ceux-ci ne sont visibles que lors de la consultation de la une, ou suite à une recherche. L’internaute est donc déjà sur Google News.
Reste que la question de l’attitude à adopter face aux moteurs de recherche d’actualités est pertinente. Revue de quelques options s’offrant aux éditeurs :
Interdire purement l’indexation par Google
Le site sera invisible et ne génerera aucun trafic en provenance des moteurs. Or les moteurs sont devenus aujourd’hui la porte d’entrée du web. Etre absent des résultats des moteurs équivaut à ne pas exister, en ligne tout du moins, sauf pour les publication à très forte notoriété.
Permettre l’indexation du seul titre et du début des articles
Du trafic peut être généré de cette façon, mais le risque est grand de frustrer les internautes qui n’auront pas accès à l’information qui avait motivé leur clic. Une solution peu satisfaisante donc. N’oubliez pas : l’internaute recherche la satisfaction immédiate, et plein d’autres sites proposent l’information que vous ne voulez pas donner, à quelques clics de distance.
Permettre l’indexation de certains contenus gratuits en offrant également des contenus premium
C’est l’option retenue par le site Arrêt sur images. Pas de frustration ici. Par contre l’internaute ne peut se faire une idée des contenus premium, ce qui peut limiter sa motivation à s’abonner.
Utiliser la technique du “1er clic gratuit”
Le “first click free” est une option bien plus intéressante pour les éditeurs de contenus, car elle permet aux internautes de goûter à l’information, tout en incitant à s’abonner au site. Deux inconvénients toutefois : les internautes ne s’abonneront pour la plupart pas directement, et le système est contournable relativement facilement quand on sait comment il fonctionne. Cette option pourrait éventuellement être pertinente pour des sites d’information à haute valeur ajoutée.
Laisser l’indexation complètement libre
Cette indexation peut éventuellement être assortie d’un délai de publication pour la version électronique, afin de ne pas cannibaliser la version papier : il s’agirait AMHA de l’option la plus pertinente. Le trafic peut être monétisé par la publicité et/ou de l’affiliation, et de l’auto-promotion pour le journal peut être faite, source d’abonnements. Cette ouverture participerait également à la notoritété du site et à la création de liens entrants.
Par: Sébastien Billard

12 janvier 2010 klockan 17:44
On commence à se plaindre de plus en plus de l’hégémonie de Google, mais quand on voit les positions de certains magnas de presse à la Citizen Kane …